La fibre entrepreneuriale chez les étudiants


En dépit du contexte économique difficile qui n’inspire pas confiance, des contraintes légales parfois décourageantes et de la lourdeur administrative, les étudiants français restent optimistes puisque près d’un étudiant sur 2 envisage de devenir son propre patron.

Pierre Tapie, président de la CGE (Conférence des grandes écoles), confirme cette donnée en soulignant qu’ «un nombre croissant de jeunes refusent des offres d’employeurs prestigieux pour se lancer en tant qu’entrepreneurs».

Nous nous sommes intéressés à deux études pour mesurer l’envie d’entreprendre des étudiants français :

  • l’enquête diligentée par la CGE intitulée « Panorama National de l’enseignement de l’entrepreneuriat – innovation et de l’entrepreneuriat étudiant 2011 » ; l’étude a été menée auprès de l’ensemble des écoles françaises membres de la CGE, 26 écoles de commerce et 62 des écoles d’ingénieurs y ont participé,
  • et le Baromètre de l’Entrepreneuriat Jeune édition 2011, réalisé par Opinion Way pour le compte du Moovje (Mouvement des jeunes et les étudiants entrepreneurs), a été réalisée auprès d’un échantillon de 1 000 étudiants et lycéens de filière professionnelle.

Près d’1 étudiant sur 2 souhaite se lancer dans l’aventure entrepreneuriale

Le Baromètre de l’Entrepreneuriat souligne que la quasi-totalité des interrogés (96%) estiment qu’il est difficile de créer son entreprise en étant étudiant ou à la fin de ses études. Malgré tout, les étudiants sont optimistes puisque à la question « Envisagez-vous un jour de créer ou reprendre une entreprise », 43 % des interrogés y sont favorables.

Alors qu’en 2009 et en 2010 les créations et les reprises d’entreprises à la sortie des grandes écoles avaient reculé de 3%, en 2011 le nombre moyen de réalisations entrepreneuriales est reparti à la hausse et enregistre une augmentation de 35% sur un an. C’est dans les écoles de commerce que l’envie d’entreprendre est la plus forte soit 27% contre 14% pour les étudiants en école d’ingénieurs.

97% des grandes écoles se déclarent « entrepreneuriales »,

La quasi-totalité des écoles qui ont participé à l’enquête de la CGE  dispensent des enseignements liés à l’Entrepreneuriat ; les écoles de commerces ont ainsi développé depuis 1977 des enseignements en entrepreneuriat (ces enseignements sont bien plus récents dans les écoles d’ingénieurs).

> or l’entrepreneuriat n’est pas une priorité pour les grandes écoles

Seulement 12% des écoles de management déclarent que l’entrepreneuriat fait partie de leurs orientations prioritaires. Aucun classements ne tient compte du critère « étudiant créateur d’entreprise », les écoles n’auraient donc pas intérêt à avoir des promotions d’entrepreneurs d’autant plus que ces diplômés ne rentrent pas dans le calcul des salaires moyens à la sortie.

Pourtant au delà de la notoriété des écoles, de la reconnaissance nationale de leurs diplômes et des labels internationaux, les programmes dédiés à la culture entrepreneuriale peuvent être déterminants lorsque les étudiants choisissent leurs écoles.

http://www.dimension-commerce.com

 

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